Jérôme Berney

Compositeur et percussionniste

Jérôme Berney

© Lauren Pasche

Compositeur et percussionniste né en 1971 à Vancouver (Canada), Jérôme Berney  a grandi à Lausanne (Suisse). Le piano à 7 ans, la batterie à 10, une mère à l’Ensemble vocal de Lausanne, la passion du jazz dès l’adolescence, et la lecture aussi…

Plus tard, des études de Lettres (Lausanne et Montréal) – avec une collaboration notamment à l’édition de Ramuz dans la Pléiade –, et de musique bien sûr (EJMA et Conservatoire de Lausanne).

Il compose d’abord pour des formations jazz intimistes – trio ou quartet, dans lesquels il tient la batterie – qui donnent lieu à un certain nombre de disques, comme « Rêveries » (Plainisphaire, 1998), avec Matthieu Michel, Malcolm Braff et Patrice Moret, ou « Suite Mordorée » (RecRec et Nocturnes, 2005), avec Emilien Tolck et Fabien Sevilla.

Depuis 2008, il tourne avec « 3+3 », dialogue entre un trio de jazz (piano, contrebasse, batterie) et un trio classique (piano, violon, violoncelle), et dialogue entre de grands compositeurs du XXe siècle (Gabriel Fauré, Frank Martin, Dimitri Chostakovitch, Maurice Ravel) et sa propre musique, qui ont aussi donné naissance à plusieurs CD.
Voir ici une présentation au téléjournal suisse : le 19h30 du 15 octobre 2020.

Aujourd’hui, il poursuit cette exploration, en créant des ponts entre jazz, classique, musique du monde et poésie, produisant ainsi des assemblages, des métissages, savoureux.

Il mêle notamment chœurs classiques et instrumentistes de jazz, avec « Ivresses » (Montreux Jazz Festival 2014), « Blue Flower Songs » (Cully Jazz 2013, dont un disque est sorti début 2017 chez UnitRecords), « Blue Stabat Mater » (Festival God Bless The Jazz 2015, repris à New-York en 2017) et « Litanies des villes meurtries » (juin 2016), écrivant de la musique sur des poèmes de Charles Baudelaire, François Debluë, Alain Rochat et Jacopone da Todi.

En 2017, il crée un oratorio africain, « Reine Pokou », pour choeurs (Oratorio de Montreux, LaDo de La Tour-de-Peilz, Gymnase de Burier), orchestre de jazz et duo africain (Kala Jula), sur un texte de Véronique Tadjo (Reine Pokou, Actes Sud, 2005, Grand Prix de Littérature d’Afrique noire), sous la direction d’Yves Bugnon (Auditorium Stravinsky, Montreux, 5 mai 2017).

La Fête des Vignerons 2019 lui doit une partie de la musique, comme l’ouverture et le final (« Vendanges I » et « Vendanges II »), très percussif, « La Saint-Martin », avec notamment une relecture de la fameuse « Chanson du Chevrier » de Gustave Doret, ainsi que des tableaux plus intimistes, comme « Longue Nuit », ou « Larmes », construit autour du hang.

En 2021, il écrit notamment une pièce pour 15 percussionnistes, sur caissons à compost, cartons et bouteilles, slamant des slogans liés au recyclage, et intitulée « Stop Single Use ».

En 2021 également, il donne ses archives à la BCUL, qui édite, à cette occasion, la partition de son « Blue Stabat Mater ». Une année d’ailleurs prolifique à cet égard avec la publication de nombreuses partitions aux Editions Musicales de la Schola Cantorum; des partitions qui commencent à circuler ici et ailleurs, jusqu’à New-York ou Moscou notamment.

Au printemps 2022, il crée un oratorio de Pâques orientalisant, intitulé « Equinoxe », pour le Choeur de la Cité de Lausanne, avec notamment la chanteuse de jazz Elina Duni et le oudiste Amine Mraihi comme solistes.

Actuellement, il prépare un « Requiem for a New Humanity », en collaboration avec l’écrivaine franco-ivoirienne (et londonienne) Véronique Tadjo. Deuil et espoir d’un sursaut. Une oeuvre chanté et dansée. Il faut que ça bouge !